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Un couscous ne se juge pas à la semoule mais au bouillon. Et un bouillon se joue sur trois épices, ajoutées au bon moment.
Par Sonia Touzani
Au Maroc, le couscous est le plat du vendredi. On le sert après la prière, dans un grand plat partagé. La semoule, roulée et vaporisée trois fois, demande de la patience — mais c'est le bouillon qui fait la différence entre un couscous correct et un couscous dont on se souvient.
Ce bouillon n'est pas une soupe : c'est une eau de cuisson longue, chargée de légumes et d'épices, qui doit rester claire et parfumée. On en arrose la semoule au moment de servir, et le reste se boit dans un bol.
Toutes trois vont dans l'eau dès le départ, avec les oignons et la viande. Elles ont une heure de cuisson devant elles, elles en ont besoin.
Quelques filaments de safran infusés dans un peu d'eau chaude, versés dans le bouillon à mi-cuisson. Ce n'est pas obligatoire — mais c'est ce qui distingue un couscous de fête d'un couscous de semaine.
Une demi-cuillère à café de ras el hanout, ajoutée dans le dernier tiers de la cuisson. Trop tôt, son bouquet se dissout dans le volume d'eau ; il ne reste qu'une vague chaleur.
Après le premier passage à la vapeur, versez une louche de bouillon chaud sur la semoule et laissez-la boire dix minutes avant de la remettre à cuire. Elle s'imprègne des épices au lieu de rester une garniture neutre. C'est ce geste, plus que la quantité d'épices, qui parfume un couscous.
Le curcuma, le gingembre et le ras el hanout de cette recette sont réunis dans le Lot Atlas Signature.