
2e vueLes essentiellesVoir le produit ↗Le Journal · Recette
Le mhamar, c’est LE poulet doré des grandes tables marocaines : mijoté aux épices, laqué d’un beurre à l’harissa, terminé au four jusqu’à prendre une robe cuivrée. Voici son histoire, le secret de sa couleur, et les épices qui font tout.
Le mhamar — de l’arabe hmar, « rougir », « dorer » — est un poulet fermier mijoté longuement dans une sauce d’oignons fondus, de citron confit et d’olives, puis passé au four pour prendre sa fameuse robe dorée. C’est un plat de fête et de partage, de ceux qu’on prépare le vendredi ou pour recevoir : généreux, parfumé, réconfortant. Chaque famille a sa version ; ce qui ne change pas, c’est cette couleur cuivrée et cette sauce onctueuse dans laquelle on trempe le pain.
La dorure ne vient pas de la cuisson seule. Une fois le poulet cuit et tendre, on le badigeonne d’un mélange de beurre fondu et d’harissa avant de l’enfourner quelques minutes. L’harissa donne la couleur, pas le piquant — pas d’inquiétude, ça ne pique pas. C’est ce geste qui transforme un poulet mijoté ordinaire en mhamar digne d’une grande table.
La touche traditionnelle, c’est le smen (beurre fermenté) ajouté à la marinade : facultatif, mais c’est lui qui signe le goût authentique du mhamar d’antan.
Le mhamar joue sur un accord d’épices douces et chaudes, ajoutées dès la marinade pour qu’elles imprègnent la chair :
Toutes ces épices existent en pur chez Maison Sonia — c’est leur qualité qui fait la différence entre un mhamar correct et un mhamar mémorable.
Trois gestes changent tout : mariner la veille (ou au moins deux heures) pour que les épices pénètrent ; arroser régulièrement le poulet pendant que la sauce réduit, pour une chair fondante ; et rincer les olives avant de les ajouter, pour éviter qu’elles ne salent trop la sauce. On sert le mhamar nappé de ses oignons caramélisés, avec des frites maison et un bon pain marocain.
Envie de vous lancer ? Suivez la recette complète du poulet mhamar, pas à pas.